ACOUPHENES, la rumeur du monde

Une alter-économie est possible…

Pour paraphraser une célèbre formule (que, par ailleurs, je ne sais pas à qui attribuer !), l’économie, si tu ne t’intéresses pas elle, elle s’intéresse à toi… Ou comment j’en suis venu à regretter d’avoir snobée cette matière au lycée !

J’ai beau m’intéresser vaguement à l’économie depuis quelques temps, il est encore loin le moment où je serais prêt à me lancer dans la rédaction d’un billet sur le sujet.

 

Par contre, je souhaite parler un peu ici d’un économiste extraordinaire (au sens stricte !). En effet, les divers moyens de communication de masse sont occupés par un trust à caractère presque propagandiste d’économistes de la pensée unique. Fidèles serviteurs du néolibéralisme qui les emploie, il n’y a absolument aucune raison pour qu’ils contredisent leurs employeurs. On nous assène donc à longueur de journée les mêmes dogmes : la mondialisation ne peut qu’être libérale ; le marché régie par la concurrence libre et non faussée ne peut qu’augmenter mécaniquement le bien-être de l’ensemble de l’humanité ; la croissance est une chose nécessaire ; il n’y a pas d’alternative (le fameux TINA anglo-saxon : There Is No Alternative).

 

Bien sûr, tout cela est faux.

 

Il s’agit de positions discutables, érigées au rang de croyances quasi religieuses.

A l’opposé de ce genre de discours d’analyste de la Bourse de Paris, il y a des gens comme Frédéric Lordon.

Celui-ci, en plus d’être totalement hétérodoxe, a l’énorme avantage d’être clair, limpide même, pour les incultes comme moi.

J’ai découvert l’existence de cet individu hors norme lors de la campagne précédant le référendum de 2005. Je dois dire que les quelques interventions radiophoniques que j’ai pu entendre et les quelques articles que j’ai pu lire ont fortement influencés ma compréhension des enjeux à l’œuvre derrière l’apparente innocence du TCE.

 

Plus récemment, j’ai été totalement subjugué (le mot est fort, mais c’est pourtant le cas !) par un article du Monde Diplomatique, doublé d’un entretien avec Daniel Mermet dans Là-bas si j’y suis.

Il y est question de la manière dont la capital financier, descendant dégénéré du capital industriel, écrase littéralement le salariat. L’analyse est aussi claire que brillante, mais elle a surtout pour objet de déboucher sur une proposition originale, un chantier à mettre en place, une véritable alternative à la course furieuse vers le gouffre qui nous tend les bras. Il s’agit du SLAM, mesure dont je ne vous donnerais même pas la signification, pour ne pas déflorer le sujet et vous donner envie d’aller lire cet article.

Foncez ! C’est un véritable bol d’air et c’est sans douleur !

 

Si cela déclenche des réactions et (ou) questions, ce sera avec plaisir que je participerais au débat !

 

Voici l’article du Diplo :

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/02/LORDON/14458?var_recherche=slam

 

Et l’émission chez Mermet, avec sur la même page de quoi écouter l’émission et une transcription écrite de l’entretien :

 

http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=slam

 

Pour terminer, notre « alter-économiste » a un petit site perso tout simple mais très sympathique…

 

http://frederic.lordon.perso.cegetel.net/

 

Voilà ! Je m’en vais m’initier à l’économie !

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