Jeudi 24 Mai 2007
Retour
Par Ioucounou, Jeudi 24 Mai 2007 à 15:53 GMT+2 dans Politique
Je reviens tardivement sur l'élection de notre nouveau président de la République, ses causes et ses conséquences.
A froid, comme on dit...
Jeudi 24 Mai 2007
Par Ioucounou, Jeudi 24 Mai 2007 à 15:53 GMT+2 dans Politique
Je reviens tardivement sur l'élection de notre nouveau président de la République, ses causes et ses conséquences.
A froid, comme on dit...
Mardi 15 Mai 2007
Par Ioucounou, Mardi 15 Mai 2007 à 11:55 GMT+2 dans Humeurs et bavardages
Jeudi 10 Mai 2007
Par Ioucounou, Jeudi 10 Mai 2007 à 13:18 GMT+2 dans Humeurs et bavardages
A visionner absolument ! J'adore ! Je voudrais en faire aussi !
Ils sont vraiment forts !
... ça va là ? J'en ai fait assez ? Vous avez envie de voir de quoi il s'agit ?
Mercredi 9 Mai 2007
Par Ioucounou, Mercredi 9 Mai 2007 à 14:10 GMT+2 dans Humeurs et bavardages
Par Ioucounou, Mercredi 9 Mai 2007 à 12:28 GMT+2 dans Cinéma
Voilà un film qui devrait être diffusé en cette période troublée, sur une chaîne de grande audience, en prime time...
Ce n'est pas une sortie ciné, mais DVD.
Comme une grande partie du cinéma belge, La raison du plus faible s'inscrit dans un contexte social et économique. On y voit une ville, Liège, filmée comme un personnage et des personnages filmés avec empathie, pour ne pas dire avec amour. Mais un amour qui peut être enragé. Car le dernier long-métrage de Lucas Belvaux est un film animé d'un puissant sentiment de révolte. Plus qu'un film engagé, c'est un film habité. C'est d'ailleurs peut-être pour cela que son auteur y est aussi présent physiquement, imprégnant chaque scène de son énergie bouillonnante et contenue.
Tout commence par cette ville qui est la sienne, justement. Des hommes aux visages fermés observent impuissants d'énormes grues démonter leur usine et l'embarquer en pièces détachées sur un train. Aucun mot n'est nécessaire.
Puis vient toute cette galerie de personnalités tour à tour touchantes, drôles, émouvantes.
Il y a Marc, l'ex taulard qui contrôle des bouteilles de bière en bossant en 3/8.
Jean-pierre, vieille ours blessé, vivant dans son fauteuil roulant en haut de sa tour HLM avec les aides sociales comme seul moyen de subsistance.
Robert, son pote de galère qui le porte dans les escaliers de secours quand l'ascenseur est encore en panne.
Patrick, jeune chômeur bardé de diplômes, menant une vie d'homme au foyer pendant que sa femme (Natacha Régnier, extraordinaire, comme d'habitude !), s'en va travailler à l'aurore en mobylette.
Et c'est par cet objet pourtant modeste que tout va commencer.
A bout de souffle, l'engin ne peut pas être remplacé.
Les transports en commun, ça fait se lever beaucoup plus tôt...
On achète d'abord un billet de loterie entre copains pour aider, puis, la nouvelle désillusion ayant fait son œuvre, on se dit qu'on n'a plus rien à perdre...
Et le polar commence.

Parce que La raison du plus faible, ce n'est pas une comédie. Ce n'est pas non plus un drame social. Ce n'est même pas un polar. C'est tout cela en même temps. Belvaux joue avec les genres sans en faire des tonnes. On est captivé comme dans un polar, mais pour être sans cesse rappelé au quotidien, aux individus dans leurs souffrances, leur amitié, leurs doutes.
Le film parvient à jouer subtilement sur trois tableaux : la narration pure, une psychologie modeste mais forte, un discours social et politique virulent. On s'y retrouve face à l'absurdité de notre système, dans ce qu'elle a de plus concret, de plus humain. On s'y dit des choses simples et importantes. Que l'avenir n'a de sens que si on peut y projeter un contenu, un espoir de bonheur. Et c'est justement de cela qu'on prive tout ce monde de précarité.
Et charge au spectateur d'en tirer les conséquences. Il n'y pas de solution proposée. Juste un constat amer, un cri de rage. La fin choisit d'ailleurs l'angle noir et négatif, désespéré.
Si le futur que nous nous préparons est peuplé d'individus sans espoir, il faudra beaucoup de flics pour protéger les intérêts de ceux qui en tireront profit.
Vendredi 4 Mai 2007
Par Ioucounou, Vendredi 4 Mai 2007 à 11:09 GMT+2 dans Humeurs et bavardages
La preuve en suivant ce lien vers une petite animation FLASH sobre mais bien sentie...
De l'info condensée, claire et percutante ! Exactement ce qu'il faut pour interpeller le citoyen qui sommeil en nous !
Par Ioucounou, Vendredi 4 Mai 2007 à 11:04 GMT+2 dans Humeurs et bavardages
... que cela se passe totalement de commentaire !

Jeudi 3 Mai 2007
Par Ioucounou, Jeudi 3 Mai 2007 à 15:49 GMT+2 dans Politique
Les choses sont maintenant en place.
Hier soir, comme beaucoup de français, un peu angoissé par ce qui va se passer dimanche, j'ai commis un écart vis-à-vis de mon horaire de couché habituelle.
Comme beaucoup de gens de gauche, inquiet de la capacité de la candidate socialiste à faire face à la bête de scène qu'est Sarkozy, je tremblais en me souvenant de son intervention du soir du premier tour, sidérante par son manque de force de conviction. Je la voyais déjà bafouillante et hésitante, laminée par la puissance démagogique du ministre de l'intérieur.
A ma grande surprise, ce n'est pas du tout comme cela que ça s'est passé.
La dame a bel et bien une stature présidentielle.
Son adversaire, derrière ses tentatives visibles de self-control est bien loin du calme et de la sérénité qu'il aimerait qu'on lui prête.
Voilà déjà qui rééquilibre un peu l'image que les journaux, télés et radios soumis à la pression médiatico-financière de l'UMP s'acharnent à nous inculquer.
Si le « pacte présidentiel » de Royal ne me convainc guère plus qu'avant le débat, il est par contre évident, après confrontation directe, que c'est de très loin un moindre mal comparé aux intentions de la droite.
En effet, derrière le masque consensuel brandi par le candidat de l'UMP, nous avons droit à une vision du monde qu'un article du Monde Diplomatique de l'an dernier qualifiait de droite « décomplexée ». Après les années de tâtonnement, de harcèlement et de guérilla, c'est l'assaut général.
Il nous parle de valeur travail, pour mettre en place l'asservissement généralisé de la main d'œuvre au profit du capital financier libéralisé.
Il nous parle d'égalité pour justifier des baisses d'impôts directs profitables... à ceux qui en payent beaucoup, bien évidemment !
Revers de la médaille, il faut faire des coupes dans les dépenses de l'Etat ! Qu'à cela ne tienne ! Il nous parle alors de dette, d'une France qui vit au-dessus de ses moyens, autant de contrevérités habituelles, maintenant bien intégrées, visant à justifier le modèle néolibéral de l'économie, profondément inégalitaire.
Je ne discute pas ici la validité de ce projet de société. Mais si le candidat Sarkozy l'avançait sans masque, il ne ferait pas 30% des suffrages au premier tour !
Qui peut croire une seconde qu'il n'y a qu'à demander à son patron des heures supplémentaires pour en obtenir ?
Qui peut imaginer que l'on va prendre en compte chaque citoyen dans ses difficultés en remplaçant l'impôt direct par de la TVA, en appliquant à tous une franchise sur les premiers soins et le ticket hospitalier, en réduisant les services publiques pour les livrer progressivement au marché privé ?
Derrière le sourire tantôt mielleux, tantôt carnassier, du candidat de la droite, ce n'est rien d'autre que l'application à la France des recettes imposées par le FMI aux pays d'Afrique et d'Amérique Latine qu'on nous propose ! C'est l'arraisonnement de l'ensemble des biens matériels et humains de la planète sans autre loi que celle du sacro-saint profit, de la sacro-sainte croissance magique dont la main invisible nous mènera toutes et tous vers le bonheur de l'humanité.
Il est vrai qu'à côté de cela, les propositions de Ségolène Royal, toutes sociales démocrates qu'elles puissent être, font figure de bouffée d'air. Quand la France, tant bien que mal, tente de garder la tête hors de l'eau, dans l'océan du capitalisme mondialisé, l'UMP vient gentiment nous accrocher des boulets aux pieds. Pour les décideurs de l'économie néolibérale, on ne coule jamais assez vite...
J'ai beau savoir que la petite comédie que nous sert sans discontinuer et depuis plusieurs mois Nicolas Sarkozy porte toujours ses fruits, ce débat ne m'en donne pas moins l'espoir qu'un pan du voile est tombé hier soir.
Royal n'est pas une bécasse maladroite mais une femme politique combative.
Sarkozy n'est pas la force tranquille et la compétence incarnées mais un grand communiquant capable d'être en difficulté lorsqu'on appuie là où il faut.
C'est maintenant clairement posé.
Et rien n'est joué pour dimanche.

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | 


