Boulevard de la mort - un film GrindHouse
... attention, ceci n'est pas une critique du dernier Tarantino !
Ou presque...
Ce qui fait le charme et l'intérêt du cinéma de série, c'est son aspect... de série !
C'est-à-dire son absence de prétention, sa modestie, sa candeur.
Un film de série ne prétend jamais être chose qu'un film de série (B, Z, ou ce que vous voulez). La plupart du temps, ça se regarde avec le cerveau en statut « veille », sans rien y chercher d'autre qu'un peu de détente sans effort. Comme on boit une bière.
A partir du moment où un virtuose de la caméra et du dialogue se pique d'en faire du cinéma d'auteur, on tombe dans la mauvaise foi. On veut faire le malin et joueur dans la cours des cinéaste reconnus par la critique, tout en se complaisant dans l'excuse formelle de « l'exercice de style » qui a bon dos pour justifier le vide et la superficialité.
Quelle prétention que de vouloir synthétiser dans des films ambitieux l'esprit d'un sous-genre dont la valeur repose justement sur le fait qu'il ne conceptualise rien, qu'il absolument spontané ! C'est un contresens total !
En partant du principe que l'on se place d'emblée dans une sorte d'hommage au cinéma médiocre, on se dédouane de toutes critiques sur l'éventuelle futilité ou grossièreté du propos, tout en faisant croire qu'on a quelque chose dire. Mais ce discours est en fait limité à : « quand j'étais gamin, j'aimais bien ces films-là ! »
En émaillant ses films de références rares, on créé une connivence avec un public très ciblé qui se sent appartenir à un cercle d'initiés, tout en faisant de l'épate auprès de ceux qui ne connaissent pas mais qui aimeraient bien...
Tout cela me paraît totalement dispensable.
Je me suis fait avoir avec le premier Kill Bill, mais on ne m'y reprendra plus.
Promis.
Par Ioucounou, Lundi 11 Juin 2007 à 15:27 GMT+2 dans Cinéma (article, RSS)



















