Le succès de la série aidant, J.J. Abrams, l'un des deux créateurs de la série TV la plus intelligente depuis Twin Peaks, tente d'appliquer la méthode du mystère au grand écran...
Teaser énigmatique, sites internet étranges... Il y a de quoi se creuser les méninges au sujet du film produit par le monsieur et réalisé par un metteur en scène issu de la TV : Matt Reeves.
De quoi s'agit-il ?
Ça s'appelle, du moins pour l'instant, 1-18-08 - Cloverfield, ou 06-02-08 - Cloverfield en version originale.
Le teaser vaut le détour :
http://www.apple.com/trailers/paramount/11808/
Envie d'en savoir plus ? Bonne chance !
http://ethanhaaswaswrong.blogspot.com/
Personnellement, j'adore ce genre de procédé... et j'en connaît d'autres qui vont saliver d'ici l'année prochaine !
Je n'ajouterais qu'une chose :
« N'est pas mort ce qui à jamais dort,
Et au long des éons peut mourir même la mort. »
H.P. Lovecraft

Par Ioucounou, Mardi 2 Octobre 2007 à 16:05 GMT+2 dans Cinéma (article, RSS)
Vos commentaires
Le Mardi 27 Novembre 2007 à 18:07 GMT+2, par vuhujamo
La première saison finissait à mon avis sur le climax le plus nul de toutes les séries télé du mooooonde...
Après nous avoir fait saliver pendant "n" épisodes sur cette énigmatique porte, finir la série sur le fait qu'une fois ouverte elle donne sur une échelle qui descend sous terre... on s'en doutait un peu... 
Le Mercredi 28 Novembre 2007 à 08:10 GMT+2, par Ioucounou
Et depuis quand un climax de saison est-il sensé apporter des réponses aux questions que tu te poses ? Hein ? Depuis quand ?
Le seul objectif est que tu te consummes d'impatience pendant les quelques mois qui te séparent de la suite 
Nouvelle bande-annonce pour Cloverfield :
www.worstpreviews.com/tra...
Le Mercredi 28 Novembre 2007 à 19:30 GMT+2, par vuhujamo
Ce n'est pas une réponse que j'attendais mais plutôt un rebondissement dans l'histoire : que ce soit un bruit de pas provenant du fond du conduit, une inscription énigmatique sur un mur, une alarme qui retentit...
Quelque chose qui me fasse attendre la suite en me rongeant les sangs ou qui m'apporte un nouvel élément pour pouvoir échafauder une dizaine d'hypothèse différente sur le pourquoi du comment en attendant la saison 2.
Au lieu de ça, il ouvrent la porte à la fin de l'épisode (aucune surprise) et y'a une échelle qui descend (idem).
A partir du moment où ils ont découvert la porte, on s'attendait à ce qu'ils l'ouvrent, qu'elle débouche sur un passage souterrain et qu'ils y descendent.
Pour ce qui est de la tension dramatique, j'ai plutôt ressenti un profond ennui et eu l'impression d'avoir été pris pour un imbécile. 
Le Mercredi 28 Novembre 2007 à 20:47 GMT+2, par Ioucounou
Oui... c'est vrai que ce n'est pas la meilleur fin de saison qu'ils nous aient pondue... Celle de la saison trois bat tous les records !!!
Le Mercredi 28 Novembre 2007 à 21:03 GMT+2, par vuhujamo
Je suis obligé de te croire sur parole, ma connaissance de Lost n'exédant pas une douzaine d'episodes entre la saison 1 et 2. 
Le Vendredi 18 Janvier 2008 à 15:29 GMT+2, par Dasim
Comme quoi on veut bien du mystère, mais pas trop mystérieux quand même.
Le cliffhanger n'est pas, par définition, une révélation, mais une question restée sans réponse !!! Qu'y-at-il en bas des marches ? Nos héros vont-ils avoir le temps de tous se réfugier dans le bunker avant l'arrivée des autres ? Que signifie la présence des chiffres maudits sur la face extérieure du bunker ?...
Ca me rappelle Lynch qui disait ne plus pouvoir supporté ces spectateurs blasés qui imposent leur perception du rythme et de la narration, souvent hérité d'hollywood, à tout ce qu'ils voient. Lost est une série qui mise avant tout sur l'intelligence du spectateur et qui se joue systématiquement des contraintes inhérentes à son format. A mon sens, cette série prouve à maintes reprises, et la fin de la première saison en est un bon exemple, qu'on peut créer une réelle tension dramatique sans pour autant mâcher le travail du spectateur mais au contraire en jouant avec la frustration de ce dernier, et en l'obligeant à douter et à spéculer plutot qu'à avaler passivement ce qu'on lui raconte. C'est exactement ce que les frères vananachovonosky ont tenté, et complêtement raté, avec la trilogie Matrix.
Effectivement, quand la trappe s'ouvre, on n'apprend pas que Sidney Bristow est enceinte, on ne découvre pas que Jack Bauer est gay, que Phoebe couche avec Joey, que le docteur Grey est en fait un homme, ou qu'en fait, les passagers du vol 815 sont tous morts mais l'ignorent encore. Non, elle est toute pourrie cette fin : on laisse juste nos héros à l'entrée de la caverne, penchés au dessus du royaume d'hades, prêt s'enfoncer dans les ténèbres dont on sait déjà qu'elles sont habitées (voir quelques épisodes plus tôt...), alors même que des êtres dont on ne sait rien, et dont on doute même de l'humanité, arrivent aprés eux pour les exterminer... Pas assez spectaculaire peut-être, pas assez pyrotechnique sans doute, mais c'est parce que Lost reste une série plus cérébrale que la moyenne, et je trouve que c'est tout à l'honneur de la série de ne pas imiter ses petits camarrades et de ne pas tomber dans la surenchère du cliffhanger-qu-on-l-a-pas-vu-venir-mais-alors-bruce-willis-il-était-mort-depuis-le-début ?
Le Vendredi 18 Janvier 2008 à 15:48 GMT+2, par le même Dasim, mais plus tard
oui alors bon, la mauvaise foi, ça va deux secondes, la mort de bruce willis, c'était même pas un cliffhanger mais un twister ( cela dit, ils sont cousins), pis c'était pas dans une série, là on sent le blaireau qui pousse les murs pour prouver qu'il a raison....
Mais j'ai raison, merde !!! Quelle fin de saison, ou devrais-je dire de chapitre !!!
Bon, on va le laisser s'ennerver tout seul, comme d'hab...
Mais non, écoutez moi ! Cette dernière image, on quitte un monde qu'on sait tissé d'illusions, et, penché au dessus de cette échelle, on se voit déjà découvrir la machinerie du théatre. Quand on découvre la suite de l'intrigue, l'initiative dharma, ses faux semblants, la mise en scène des autres et les artifices (costumes, maquillage, décors) qu'ils utilisent, on ne peut que constater une grande cohérence narrative qui va au delà de la notion de cliffhanger. Oh, Iouc', y a pas du Platon là dedans ? Si, dans le fond à gauche ! (évidemment à gauche...)
Bon je vais me coucher, moi...
Merde, il est que 15.45.
J'fais c'que j'veux....