30 jours de nuit, de David Slade
Barrow, Alaska. La ville la plus au nord des Etats-Unis se prépare à voir le soleil se coucher pour un mois entier. Une partie de la population émigre vers le sud alors que le shérif Eben et un de ses adjoints découvrent une série d'actes de vandalisme inhabituels. Ce sont en fait les prémisses de l'arrivée d'une horde de vampires ayant organisée un petit festin tranquille en 24/24...
Survivre durant ces 30 jours de nuit ne va donc pas être une mince affaire, comme vous pouvez l'imaginer.
Adaptation de la BD éponyme, ce deuxième film de David Slade , s'il prend des libertés avec l'œuvre originale, n'en conserve pas moins la simplicité et l'efficacité. Il les renforce même. Ce qu'on perd en information sur les vampires, on le gagne en horreur brute. La violence est montrée crument, mais sans jamais tomber dans la surenchère gore, dans la complaisance pour une cruauté qui est actuellement la marque d'un renouveau du fantastique.
Sans aller jusqu'à oser la comparaison avec les films de John Carpenter, on se surprend tout de même à penser au maître devant cette histoire de survival en milieu plus qu'hostile : sentiment d'enfermement, psychologie réduite au stricte minimum syndical, ennemi omniprésent et souvent sans visage, un certain classicisme dans l'horreur, une fin sans concession. Bref, une bonne vieille série B de vampires comme on les aime !
Une bonne adaptation, donc, doublée d'une mise en scène tout à fait honorable, font de ce film de vampires l'un des meilleurs depuis... houlà ! Depuis celui de Carpenter ?

Par Ioucounou, Jeudi 17 Janvier 2008 à 15:06 GMT+2 dans Cinéma (article, RSS)



















