Le PS à l'épreuve de ses actes
Ou comment le parti prétendument d'opposition va avoir l'occasion de le prouver... ou pas !
Le 4 février prochain, tous les parlementaires, sénateurs et députés, seront conviés à se rendre en congrès à Versailles afin de se prononcer sur une modification de notre Constitution, préalable incontournable à la ratification du Traité de Lisbonne par voie législative.
Hors, étant donné le caractère supérieur de la Constitution de notre République, il est prévu qu'une telle modification ne soit possible que si elle réunit au moins les 3/5ème des voix. Ce qui implique pour l'UMP d'avoir l'appui, en plus du centre, de la quasi-totalité des élus du Parti Socialiste. Les élus communistes et républicains, à la gauche du PS, vont bien évidemment tous allé voter non. C'est donc sur les épaules des élus socialistes que repose la décision.
On se souvient bien que durant la campagne pour les présidentielles, le PS avait pris position en faveur d'une consultation des français concernant cet enjeu majeur pour notre avenir qu'est ce nouveau traité européen. Aller voter contre cette révision de la Constitution serait déjà un acte de cohérence vis à vis des positions prises hier. Le contraire, une trahison.
Par ailleurs, alors que ce parti sensé représenter l'opposition parlementaire est bien discret face à la violence extrême des bouleversements mis en place dans les réformes actuelles, il a en cette occasion un moyen rêvé pour porter un coup puissant au sarkozysme vacillant, de surcroit quelques semaines avant une échéance électorale certes locale, mais que le Président de la République lui-même a annoncée comme politisée au niveau national. Quelle aubaine inespérée !
Le parti socialiste a aujourd'hui le moyen de reprendre l'initiative face à une politique de droite d'un nouveau genre, ultralibérale et offensive comme on ne l'a jamais vu.
Et notre position est loin d'être isolée : 76% des citoyens allemands, 75% des britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols sont favorables au référendum. Pour la France c'est plus de 70% des électeurs, ce qui correspond à la somme des voix recueillies au premier tour des présidentielles par les candidats demandant un référendum, autrement dit tous sauf Sarkozy.
Toute autre position de la part du PS serait incompréhensible, quel que soit ce qu'on pense en définitive du texte du traité.
Je met un lien vers l'intervention d'Alain Bocquet, porte-parole des députés communistes et républicains, à l'Assemblée Nationale. C'est un peu long mais très riche.
http://www.pcf.fr/spip.php?article2358
Pour les pétitions, texte du traité, analyses :
http://www.traite-europeen.eu/spip.php?article=8
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/
Par Ioucounou, Lundi 21 Janvier 2008 à 16:08 GMT+2 dans Politique (article, RSS)



















